Un conseil d’administration composé de trois femmes : Stéphanie Christiaens, Marion Hugonny et Astrid Galliot, également salariée de l’association.
Stéphanie CHRISTIAENS
Spontanée, amoureuse de la vie, sensible et passionnée de relations humaines, de nature et d’animaux, c’est en 2014 que j’ai enfin créé un projet professionnel qui faisait sens pour moi, l’asbl Anim’Ose. Depuis en tant que psychomotricienne et intervenante en médiation animale j’accompagne toute personne, mais principalement des enfants à (re)trouver un équilibre et ce, par le biais de la psychomotricité et de la relation à la nature et aux animaux. En 2025, je cocrée la Belgerie, une ferme agroécologique!
C’est donc naturellement que j’ai rejoint avec beaucoup d’enthousiasme l’aventure Oïkos asbl!
Marion HUGONNY
Tiraillée entre une carrière artistique, mes études de droit et mes envies de découvertes, j’ai finalement atterri dans « l’humanitaire », quelques années « sur le terrain » à apprendre le métier de manager financier sur le tas. Aujourd’hui je suis beaucoup plus enracinée dans mon pays d’adoption et, en plus de mon métier de contrôleuse de gestion, je m’investis dans des aventures dont les valeurs me tiennent à cœur.
Astrid GALLIOT
Psychomotricienne, formatrice et animatrice de projets à l’intersection de la pédagogie, de l’écologie et du soin, je m’engage depuis plus de 20 ans dans des démarches sensibles qui allient accompagnement humain, créativité, engagement social et conscience écologique. Mon parcours est guidé par une volonté profonde d’habiter le monde avec attention, en respectant toutes les dimensions du vivant.
Projets et engagements
Après une formation initiale en tourisme culturel, où j’ai découvert la richesse narrative des lieux et des territoires, de leurs pratiques et de leurs rites, j’ai choisi de m’orienter vers l’éducation populaire et l’éducation relative à l’environnement, privilégiant une approche sociale, environnementale et engagée. Cette évolution m’a conduite à créer Oïkos Asbl, fruit d’un cheminement entre pratiques éducatives, projets collectifs citoyens et expériences professionnelles marquées par des enjeux existentiels et transformationnels.
Mes interventions concernent une grande diversité de publics : jeunes, femmes en alphabétisation ou en situation de précarité, personnes migrantes, travailleur.euse.s associatifs, activiste, etc. Je développe des projets et anime des ateliers sur des thèmes variés tel que la multi/inter/transculturalité, les écologies, le corps et la santé, l’exil, la mort (finitude), le langage corporel, la parentalité, la corporalité et la corporéité féminines ou encore le monde autistique (etc.) que ce soit en milieu associatif, scolaire, institutionnel ou dans des structures de soin.
Depuis l’enfance, le plaisir de cuisiner et de partager un repas avec l’Autre s’est transformé pour moi en un acte de résistance contre l’uniformisation culturelle, l’isolement et les logiques marchandes déconnectant l’alimentation du vivant. Ce lien au vivant, nourri par mes promenades, cueillettes et formations en production de plantes biologiques aromatiques et médicinales, puis en permaculture (PDC), m’a conduite à m’engager dans l’animation et la formation autour de l’alimentation écologique, défendant une approche systémique, populaire et émancipatrice. Cette reconnexion collective à travers des pratiques alimentaires ancrées dans le faire/être/penser ensemble révèle un puissant potentiel de soin, de réparation et de soutien aux personnes souvent fragilisées par la précarité et les violences systémiques. Pour accompagner avec justesse sans reproduire ces dominations, j’ai approfondi mes connaissances par un certificat universitaire en approche anthropologique de la santé mentale, croisant ainsi mes pratiques avec des perspectives critiques et éthiques, pleinement ancrées dans les réalités sociales et culturelles des personnes accompagnées. Dans ce cadre, j’ai également rédigé une enquête exploratoire sur la clinique culinaire comme lieu de métissage et d’émancipation, validant ainsi ce certificat.
Après son obtention, je me suis engagée pendant deux années dans un laboratoire de recherche en éducation populaire. Cette expérience m’a permis d’approfondir la dimension collective et politique des pratiques d’accompagnement, en croisant savoirs universitaires et vécus de terrain. J’y ai nourri ma réflexion sur les liens entre pouvoir, émancipation et soins, tout en contribuant à créer des espaces d’expression et de transformation pour des publics souvent marginalisés.
Parallèlement, j’ai exploré diverses pratiques corporelles — marche et randonnée, acroyoga, escalade, yoga, pleine conscience, tango, Qi Gong, etc. — souvent avec mon enfant, nourrissant ma conviction que le corps, par le jeu et le mouvement conscient, est un vecteur profond de lien, de confiance et de joie partagée.
Avec le temps, j’ai perçu les corps comme des récits silencieux, parfois porteurs de résistances et de souffrances invisibles, révélant les écarts entre paroles et gestes. Cette intuition m’a conduite à la psychomotricité, où corps, vécu et relation s’entrelacent, offrant des outils pour accompagner l’humain dans sa globalité, avec engagement, finesse et humanité. Depuis l’enfance, la fin de vie questionne et façonne mon parcours, jusqu’à une formation en écoute et accompagnement de la fin de vie et un travail de fin d’études en psychomotricité et soins palliatifs (TFE) sur le passage de la corporalité à la corporéité, sur les discours narratifs corporels, ainsi que sur les résonances corporelles du contre-transfert des soignants, éclairé par l’écoféminisme et le triple soin en contexte de fin de vie.
Enfin, convaincue de la force du lien interespèces, je suis formée à la médiation asine et anime des cours de psychomotricité en ferme agroécologique, où les interactions avec les ânes créent un espace singulier de coopération et de soin. Membre active du Début des Haricots (Asbl bruxelloise qui contribue à un système agro-alimentaire juste et résilient par le développement de l’agriculture urbaine paysanne et de l’alimentation durable), je poursuis un travail de terrain qui nourrit mon engagement professionnel et personnel.
Posture professionnelle
Ma pratique s’appuie sur une éthique de présence, une écoute sensible et une vision systémique du soin. Je veille à un engagement personnel constant, notamment par un suivi régulier en supervision, afin d’assurer un accompagnement respectueux et adapté. Je suis membre agréée de l’Union Professionnelle Belge des Psychomotriciens Francophones.
Enseignement et transmission
En parallèle de ma pratique clinique, j’enseigne dans le Bachelier en Psychomotricité à Bruxelles, où je transmets des médiations corporelles telles que l’approche psychosomatique, la médiation escalade et l’écopsychomotricité, au cœur du Vivant (relation au végétal, au minéral, et aux ânes). Je donne également des cours de psychopathologie et de démarche clinique, convaincue que l’alliance entre théorie et pratique éclaire la singularité de la posture psychomotrice et enrichit l’accompagnement thérapeutique du corps-en-relation.
Convictions
Au cœur de mon travail, il y a la conviction que le corps-en-relation est un espace puissant de connaissance, de transformation et de lien. Je m’efforce d’accompagner chacun·e avec une posture ouverte, engagée et sensible, pour permettre à tous de retrouver souffle, dignité et créativité dans leur parcours de vie.
Formation continue
Aujourd’hui, titulaire d’un bachelier en psychomotricité et riche d’une formation continue, je développe des approches croisées et transdisciplinaires, ancrées dans la conscience corporelle, la présence, la poésie du geste et le lien au vivant :
– Certificat universitaire en Société et Laïcité, ULB (Libres ensemble. La laïcité dans tous ses états, Libres dans nos corps, Libres de circulation, Enseignement et éducation, Libres de nos choix (autodéterminsation dans les soins, éthique et déontologie)
– Formation par la relaxation à la relation soignant-soigné, AREPS
– (en cours) Formation de thérapeute en relaxation psychanalytique Méthode Sapir, AREPS
– Fondamentaux de la danse-thérapie avec Benoît Lesage et Angela Loureiro (approche Laban/Bertenieff), Apasito Asbl
– Thérapie cranio-sacrée, module 1 (bases)
– Approche sensori-motrice des personnes avec autisme selon les travaux du Professeur André Bullinger
– Profil sensoriel de Dunn : évaluation de la sensorialité et aménagements
Je m’appuie aussi sur des outils issus du bilan psychomoteur Soubiran, de l’approche systémique, de l’éducation populaire et de l’intelligence collective pour affiner la compréhension de chaque personne dans sa globalité corporelle, émotionnelle et relationnelle.