« L’écologie humaine, ou plutôt l’oïkologie humaine (littéralement et étymologiquement le discours sur l’« habiter », au sens large du terme), procède dans sa démarche d’analyse et de compréhension de la complexité du monde moderne dans lequel nous vivons d’une approche fondamentalement transdisciplinaire. Or, il ne s’agit pas d’une discipline à proprement parler, comme nous pourrions le croire à la lecture de nombreux ouvrages et d’articles relatifs à cette dernière, mais d’une forme d’attitude que nous nous devons d’avoir et de transmettre aux générations futures. »P. De Coninck
L’oïkologie questionne notre manière d’habiter dans une vision beaucoup plus large qui englobe notre manière d’habiter un lieu, un territoire, la Terre, d’habiter les relations que nous tissons avec le vivant, les autres humains et notre environnement, d’habiter la dimension sensible, culturelle, politique et écologique de ces relations.
Le terme a été réactivé par certains penseurs contemporains pour désigner une approche qui dépasse l’« écologie » au sens strict : l’oïkologie s’intéresse à la façon dont les humains font monde avec leur environnement, en considérant à la fois la matérialité des milieux et les représentations, symboles et récits qui y sont attachés. Là où l’écologie s’attache surtout aux systèmes naturels et à leurs équilibres, l’oïkologie met l’accent sur l’art et la manière d’habiter — individuellement et collectivement — dans une relation réciproque avec le vivant.